Teghadez Agadez

Documentaire, 52 min,
VOSTFR et VOSTEN

Un film de Morgane Wirtz

Image Morgane Wirtz & Adoum Moussa

Son Morgane Wirtz & Adoum Moussa

Montage Thibaut Verly

Mixage Maxime Thomas

Étalonnage Laura Perera San Martin

Musique Bombino & Maxime Devos

Graphisme Clément Hostein

Responsable de production Maureen Vanden Berghe

Produit par
International Rescue Committee
et GSARA asbl

Avec l’aide de
Image Création.com

Diffusion
DISC asbl
sandra.demal@disc-asbl.be
www.gsara.be

Pendant vingt ans, André a gagné sa vie en organisant le transport de migrants entre Agadez, au Niger et Sabha, en Libye. Pour lui, comme pour une large partie de la population d’Agadez, la traversée du Sahara représentait un secteur-clé de l’économie. Mais depuis 2016, et avec le soutien financier de l’Union européenne, le Niger a introduit une loi réprimant toute activité économique liée à la migration illicite. Depuis, André se bat pour continuer à travailler dans l’illégalité, avec les dérives que cela implique.

Nous le suivons dans les rues d’Agadez et rencontrons Fifty, Boubacar, Mudatheir et Myriam, quatre personnes, qui, pour des raisons très variées, ont décidé de quitter leur pays à la recherche d’une vie meilleure. 

Leur parcours est semé d'embûches, de détours, de moments d’attente. Boubacar, Fifty et Mudatheir ont tous trois fui la Libye après y avoir été incarcérés, torturés et vendus comme esclaves. Myriam, qui vient du Nigeria, n’a pas voulu courir ce risque et a préféré s’arrêter quelque temps à Agadez, avant de retourner à Lagos. C’est la prostitution qui lui a permis de mettre suffisamment de côté pour ne pas rentrer les mains vides.

Moi, je suis venue à Agadez de mon plein gré. Qu’est-ce qui justifie que ceux qui ont un passeport Shengen peuvent se déplacer plus librement que les autres ?

For twenty years, André has been making a living organizing the transport of migrants between Agadez (Niger) and Sabha (Libya). To him and to a large part of the population in Agadez, crossing the Sahara was a key sector of the economy. But in 2016, and with the financial support of the European Union, Niger adopted a law repressing all economic activity related to illegal migration. Since then, André fights to keep working illegally, with the excesses that it implies. We follow him in the streets of Agadez and meet Fifty, Boubacar, Mudatheir and Myriam: they are four people who decided for different reasons to leave their country in search of a better life. Their journey is full of pitfalls, detours, moments of waiting. Boubacar, Fifty and Mudatheir have fled Libya after being incarcerated, tortured and eventually sold as slaves. Myriam comes from Nigeria. She did not want to run this risk and preferred to stop and remain for a while in Agadez before going back to Lagos. Prostitution allowed her to save enough money and to avoid returning home empty handed.

I came to Agadez willingly. What justifies that those who possess a Schengen passport can move more freely than others?